Notre époque utilise les mots à contre-emploi : on traite d’antisémite, de fasciste, de stalinien, d’homophobe, de raciste n’importe qui, et à tour de bras, la plupart du temps, mal à propos, dans le seul but d’insulter, de salir, de flétrir une pensée alternative. Dès lors, quand il apparaît un véritable antisémite, un véritable raciste, les mots ayant tellement servi, et si souvent hors de propos, qu’on se trouve dépourvu et qu’on ne peut plus nommer la vilenie. Ainsi avec le terme « homophobe ».
Or, il faut appeler un chat un chat, et un homophobe un homophobe. Dans son « Dictionnaire culturel en langue française », l’excellent Alain Rey définit le terme de la manière suivante : « qui craint et déteste les homosexuels, l’homosexualité »…